La Sensitive, réagit à différents stress de l'environnement par un repliement très rapide de ses folioles. Venez découvrir mes humeurs, mes humours, mes amours à travers une collection de textes, de citations, ou de ce que mon coeur à envie de dire, en voguant sur l'océan de mes sentiments.
Soit toi-même ! "A vouloir être un autre, ou comme tout le monde, on est jamais personne".(J-C Marion)
"Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pur que la neige, tu n'échapperais pas à la calomnie. (Shakespeare)
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En toute semaine, il y a deux jours pour lesquels nous ne devrions pas nous en faire, deux jours pour lesquels nous devrions nous sentir libre de toute crainte et de tout soucis.
Le premier d'entre eux, c'est hier. Hier avec ses erreurs, ses inquiétudes, ses fautes, son insensibilité, ses douleurs et ses peines. Mais nous n'avons plus aucun pouvoir sur la journée d'hier. Tout l'or du monde ne pourrait nous la faire revivre ; nous ne pouvons en effet effacer aucun de nos actes, nous ne pouvons en supprimer aucune de nos paroles. Oui, la journée d'hier est passée.
L'autre jour pour lequel nous ne devrions pas nous en faire, c'est demain avec ses éventuels fardeaux, ses grandes promesses, ses échecs et ses succès. Car nous n'avons aucun pouvoir sur la journée de demain. Le soleil de demain se lèvera dans un ciel limpide ou nuageux, mais il se lèvera. Cependant, d'ici là, qu'importe demain car il n'y a pas encore de demain.
Il ne nous reste qu'un seul jour : aujourd'hui. Tout homme peut mener le combat d'une journée. Ce n'est que lorsque vous et moi, nous nous soucions de ces deux éternités terribles, hier et demain, que nous tombons.
Ce n'est pas l'expérience d'aujourd'hui qui nous mine, c'est le remord et le regret de ce qui s'est passé hier et la crainte de ce qu'apportera demain.
Vivons donc un jour à la fois.
William LENTERS « L'illusion de la liberté »
Publié par Sensitive à 23:19:22 dans Sensitive | Commentaires (6) | Permaliens
Depuis que mes deux premiers enfants ont dépassés 20 ans, de très belles et merveilleuses surprises nous sont arrivées... en même temps malheureusement que de très vilaines surprises, non envisagées par mon cerveau anticipateur... Bien sûr, ces mauvaises surprises qui arrivaient de pleins fouets à mon cœur, ont eu leurs parts constructives et destructives. Elles m'ont emmené à réfléchir différemment. A mesure que mes certitudes s'évanouissaient doucement, ma vision des choses changeaient.. Quand je voyais un « couple maman-bébé » je ne pouvais que m'extasier tendrement devant ce fabuleux spectacle, et je fus bien surprise quand mon dialogue intérieur n'était plus le même, je dirai même plus : allait jusqu'à l'opposé !
Publié par Sensitive à 21:33:34 dans Sensitive | Commentaires (14) | Permaliens
"Persévérer à chercher davantage la saveur que le savoir, le balbutiement que la rhétorique satisfaite. Persévérer en ces temps de fer à faire crédit à ce qui est fragile, à ce qui fait faillite. Persévérer à avoir foi en chaque homme, à préférer être déçu dix fois plutôt qu'hostile une seule fois.
Persévérer à n'investir que dans le sable qui coule entre les doigts et dans les espérances non cotées en bourse. Persévérer à croire que l'instinct primordial en chaque homme est la vénération et que c'est la répression de ce désir qui rend haineux et fou.
Persévérer à voir Dieu partout. Entre les lignes des slogans, dans les caniveaux des villes et sur les murs des banlieues, à l'entendre dans le braillement des haut-parleurs, et dans le frrrrrt... d'un oiseau envolé. Persévérer à préférer que la raison me quitte plutôt que l'espoir. Et l'espoir plutôt que l'amour.
Persévérer. Pour que la gangrène de l'indifférence ne se propage pas." (Christiane Singer)
Saurai-je le faire ? Serai-je capable de ne pas m'enliser dans l'indifférence ? L'Etre humain est si "décevant" ! Un proverbe ne di-il pas : "Etre humain c'est aimer les hommes, Etre sage c'est les connaître" ...
Publié par Sensitive à 12:09:57 dans Sensitive | Commentaires (4) | Permaliens
Je travaille dans une maison de retraite depuis 5 mois environ en tant que secrétaire. Je suis en contact avec un public particulier, fragilisé par l'âge. Le personnel médical fait tout ce qu'il peut pour rendre la vie plus agréable à nos résidents. Et ce texte me touche tant qu'il doit être mis à l'honneur !
J'ai 75, 80, 90 ans ou plus. Je suis une vieille personne..... Je ne suis pas malade, juste un peu fatiguée, usée par la vie...
Je ne suis pas malade... Je suis une vieille personne, juste encore un être humain, au bout de la vie, une vie qui tient par un fil.
Je suis une vieille personne, qui aime, respire, pense, voit, écoute, enfin, qui a les mêmes besoins que vous...
Alors quand vous venez dans ma chambre, parlez-moi, préservez ma pudeur, donnez-moi à boire. Si vous me couchez, n'oubliez pas de retirer les épingles de mon chignon, mettez un ruban à mes nattes, ne laissez pas de plis à ma chemise de nuit ou à mes draps. Si je suis souillée, ne grognez pas, changez-moi, vous verrez quand vous aurez mon âge...
Quand j'ai terminé mon repas, aidez-moi à ma recoucher, n'oubliez pas de retirer les miettes tombées dans mon lit. Si vous m'aidez à manger, soyez patients...
Après, surtout, ne m'oubliez pas, si vous passez devant ma porte, arrêtez-vous quelques instants, je n'aime pas être seule longtemps.
Venez me changer de position, sachez reconnaître si j'ai besoin d'une couverture de plus ou si vous devez la retirer. Ne me bordez pas comme une momie. Surveillez le soleil, il me gène parfois. Donnez-moi à boire et parlez, parlez-moi.
Je suis une vieille personne, mais je vis encore, je vous entends parler, de vous, des autres, de moi quelquefois, parlez-moi...
Touchez-moi, ma peau est vieille, mais elle a encore besoin de chaleur humaine, elle a tellement donné à mes enfants, mes petits-enfants et en donnera peut être aussi à mes arrières-petits-enfants...
Pensez-y et demandez-leur de venir me voir. Je suis une vieille personne, mais je peux encore les aimer, les toucher, les voir, les respirer, les embrasser. Aidez-les à rester à mes cotés sans rien dire, à me tenir les mains. Ils comprendront tout ce que je pense ou, ce que je peux leur dire..."Au revoir" peut-être...
Je suis une vielle personne et, pour ce grand voyage, j'ai peur de tout, d'être seule, de ce qui se passera autour de moi, de ce que je ne pourrai pas exprimer, de ce que vous ne pourrez pas comprendre, j'ai très peur de souffrir...
Calmez mes douleurs, mais gardez-moi lucide jusqu'au bout du chemin. Tenez-moi la main, caressez-moi, humidifiez mes lèvres, coiffez-moi, faites-moi belle comme pour une fête. Ma mort, n'est ce pas ma naissance à l'envers ?
Redonnez moi ce que j'ai eu ce jour là...: Beaucoup d'amour...
Vous êtes une vieille personne...excusez-moi, je vous connais si bien que j'ai pris votre place pour écrire ces quelques lignes.
Michèle Bourdoiseau,
Infirmière en Maison de retraite
Publié par Sensitive à 21:03:02 dans Sensitive | Commentaires (19) | Permaliens
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